" Movimento pelo Doente - MD"
MOUVEMENT POUR LE MALADE - MD
NIPC 506216578
Rua das Dálias, 148 (45)
4250-188 Porto - Portugal


Le programme du MD souhaite aller à l’encontre de tous les citoyens en général, prêtant toutefois une attention particulière aux plus défavorisés, et cherchera à utiliser, à chaque fois que cela sera possible, un langage pratique et simple, pour que tous les citoyens, à partir du moment où ils savent lire, puissent y accéder et le comprendre. Ce programme s’enracine dans l’expérience du citoyen commun qui perçoit et ressent les problèmes de sa vie dans le quotidien. Cela veut dire qu’il s’agit d’un programme qui du citoyen va à la politique.


Préface


La constitution de la République Portugaise a été promulguée il y a vingt-six ans.
Nous avons vécu, jusqu’à présent, un horizon temporel suffisant pour faire Histoire et analyser ses effets.
Et nous arrivons, alors, à quelles conclusions ?
Les Droits et les Devoirs des citoyens, consignés dans la Constitution, sont encore loin d’atteindre la maturité qui leur est due. En vérité, et malgré l’amélioration dans la réponse aux Droits du citoyen, les réformes fondamentales de la Justice, de la Santé, de l’Enseignement, et de bien d’autres, restent toujours dans les phases d’expérimentation.
Pour ce qui est des Devoirs, la corruption, la bureaucratie, le crime économique / fiscal, la violence, le mépris de l’Autorité et de la Loi elle-même, le "laisser-faire", la désorganisation, se sont installés dans la société portugaise et ce qui devrait être un Devoir est, souvent, un moyen d’obtenir un bénéfice personnel, au lieu d’un service rendu ou du respect dû au Droit d’autrui. "Fais aux autres ce que tu souhaiterais que l’on te fasse à toi-même... " est un dicton populaire qui, pour certains, est devenu périmé.

Face à cette situation, un groupe de citoyens s’est engagé depuis 1995 pour une meilleure qualité de services et d’accueil dans les divers Organismes Publics vis- à- vis de la société Portugaise, aussi bien dans le Continent que dans les Régions Autonomes (sans oublier les Portugais vivant à l’étranger), surtout dans le Service National de Santé, comme d’ailleurs le prévoit l’article 64 de la Constitution de la République Portugaise - "Tous les citoyens ont droit à la protection de la santé et le devoir de la défendre et de la promouvoir". Il convient de rappeler que la santé n’est pas seulement l’absence de maladie, parce que l’injustice, le chômage, une mauvaise scolarité, une mauvaise qualité de vie, la violence... ont des liens profonds avec la santé.

En ce sens, maintenant,

Principes


Le MD participe à la vie publique et politique pour promouvoir et défendre, en tous les domaines de la société portugaise, la Justice, la Paix, la Solidarité, les Droits et les Devoirs des citoyens et les libertés fondamentales et, en particulier, les droits sociaux qui en découlent, notamment, le droit fondamental à la protection de la santé, en sensibilisant continuellement les pouvoirs de l’Etat et l’opinion publique, incluant celle des Portugais qui vivent de par le monde, au besoin et à l’urgence du respect des valeurs d’humanisme éthique qui vivifie, depuis les origines, la culture portugaise, en participant, avec les autres partis politiques, en liberté et en égalité, à la formation et à l’expression de la volonté populaire et à l’organisation et action du pouvoir politique, moyennant le respect des règles du pluralisme démocratique, de la Constitution et des lois.
L’intervention politique du MD , pour ce qui est de la critique des actes du Gouvernement et de l’Administration Publique et pour ce qui est de l’élaboration des programmes électoraux, sera fondée sur des études, réflexions et débats internes qui, par leur objectivité, rigueur et sérénité, pourront participer à la connaissance dépassionnée des problèmes et éclairer la recherche de solutions justes et réalistes; sa vie interne et son activité publique, seront guidées par les principes de la démocratie, de la transparence, de la participation et du respect des choix de vie, de religion, de conceptions philosophiques et politiques de ses membres et des citoyens en général.
Le MD est ouvert à la collaboration avec les institutions nationales qui poursuivent des objectifs proches des siens et peut établir des rapports réguliers avec des institutions étrangères et internationales, selon le cadre des règles établies par les statuts du MD.


Pouvoirs

Dans le cadre des statuts du MD (art 25), et jusqu’au terme des travaux de la Première Séance du Congrès National qui devra avoir lieu au plus tard le 22 avril 2004, les pouvoirs de la Commission Politique Nationale et du Comité Exécutif, prévus dans les Statuts, seront exercés par une Commission d’Installation, intégrée par tous les membres de la Direction et du Conseil de Contrôle de l’Association dite Mouvement Organisé Contre les Listes d’Attente dans le secteur de la Santé - MOCLES, NIPC 504 344 730 , dont le siège se situe Rue Conde Alto Mearim, 1193 - 1er, Salle 1, 4450-036 Matosinhos, et jusqu’à sept représentants de l’Assemblée Générale de la même Association, élus par elle et présidée par le président de la direction du MOCLES.
Le programme du MD obéira à une dynamique propre, inhabituelle, pas parce qu’il souhaite être différent des autres mais parce que son expérience s’enracine, comme dit ci-dessus, dans la simplicité de son action qui se traduira ainsi :


Actions prévues
(sans obéir à une rigueur protocolaire)

- Organiser un important Noyau de Conseillers, constitué de citoyens qui par leurs connaissances, expérience, sensibilité, honnêteté et compétence, puissent aider le MD, avec leurs conseils et interventions;
- Saluer Monsieur le Président de la République comme premier magistrat de la Nation;
- S’adresser par écrit à Monsieur le Président de l’Assemblée de la République et à tous les Partis qui y siègent;
- Solliciter une audience à Monsieur le Premier ministre;
-      "         "         "       aux Structures représentatives des Magistrats;
-      "         "         "       à Monsieur le bâtonnier de l’Ordre des Médecins;
-      "       des rencontres avec les Ordres des Médecins et des Infirmiers;
-      "         "          "           "   le  Ordre des Avocats;
-      "         "          "           "   les structures représentatives des Enseignants;
-      "         "          "           "   les Syndicats des secteurs de la Santé et de la Justice;
-      "         "          "           "   l’Union des Miséricordes;
-      "         "          "           "   les Associations de Médecins et d’Infirmiers;
-      "         "          "           "   les Associations de Défense des Droits des Malades;
-      "         "          "           "   la Ligue des Amis des Hôpitaux;
- Dialoguer avec les Administrations Régionales de la Santé (ARS);
- Promouvoir des rencontres avec les Journalistes;
- Irriguer la société portugaise avec les valeurs de l’humanisme éthique qui, depuis l’antiquité, se manifeste dans la culture portugaise;
- Développer chez les jeunes la joie et l’enthousiasme de la recherche et du maintien des traditions ancestrales du peuple portugais;
- Visiter les Hôpitaux et les centres de santé;
- Entendre les Forces de l’Ordre, dans leurs diverses composantes au niveau national;
- Sensibiliser les Portugais vivant à l’étranger sur les objectifs du MD;
- Prévoir des actions auprès des députés d’autres pays siégeant au Parlement Européen;
- Recueillir des informations sur l’état de la santé Publique et de la santé Privée, au niveau national (cf. sur Internet l’Observatoire national de la Santé");
- Créer un site internet qui se caractérise par la dynamique de son information, les échanges et la recherche d’informations en rapport avec les activités du MD;
- Créer un Centre d’accueil de suggestions, d’idées, de réclamations (mais pas "de passe-droits");
- D’autres actions à l’étude, à concrétiser dès que possible.


Objectifs

Quelques réflexions et propositions "pratiques" de changement à divers niveaux de l’action de l’Etat (réalisée par l’action du Gouvernement), avec influence dans le Service National de la Santé - SNS.
Ces réflexions et propositions ne sont pas toutes nouvelles, mais du point de vue de l’expérience des auteurs elles ont une nouvelle dynamique

Constat
On constate l’incapacité de réponse du SNS aux besoins d’assistance médicale d’un fort pourcentage de la population, surtout les couches les plus défavorisées; ceci entraîne la souffrance et souvent l’aggravation irréparable de pathologies cliniques et même la mort.
Perception
Nous fondons nos observations dans la perception qu’à l’origine de cette incapacité se situe l’inefficacité, ayant en compte deux perspectives essentielles : l’une humaniste, qui concerne la souffrance de celui qui ne dispose pas des moyens pour chercher d’autres solutions; l’autre, politique, qui concerne le mauvais usage de l’argent public par le pouvoir politique ou par les agents du secteur en cause, parce qu’ils ne les utilisent pas de manière correcte.
Argent public
Il est important de faire remarquer ici le besoin de contrôler l’usage indu (et peut être même criminel) de cet argent public. Un exemple parmi d’autres : ne pas utiliser, le moment venu, dans les hôpitaux publics, du matériel de haute technologie médicale, au coût très élevé, en le laissant se dégrader. Personne ne serait responsable d’une telle perte ?
-Déjà le 24/6/2001, un ex-ministre de la santé, Mr. Antonio Arnaut, dans un interview au JN, page 26, affirmait qu’il y a "des gaspillages irresponsables" et souhaite la reformulation du système de santé et la responsabilisation politique et même la criminalisation de tous les agents du secteur "en premier lieu, les gouvernants eux-mêmes". "La faute ne peut pas rester impunie. Il faut de la conscience et de la responsabilité. Celui qui blesse ces principes élémentaires, doit payer !"
Et qui a été responsabilisé ? Qui a été jugé en tribunal ? Ne faut-il pas enquêter à propos des derniers temps où le budget de la santé a dépassé le prévu de milliards d’euros ? Et la création, par décision du Conseil de Ministres n° 13/96, de 24/01, avec des coûts financiers, du Conseil de Réflexion sur la Santé lequel, après un long et méritoire travail, particulièrement celui du prof. Daniel Serrão, a publié en 1988 "le livre bleu" intitulé "Recommandations pour une réforme structurale " et qui a été... "mis dans un tiroir" ?
Listes d’attente dans le SNS
Il serait intéressant de promouvoir (et d’en trouver un financement) une étude approfondie sur le phénomène des Listes d’Attente dans le SNS au Portugal en regardant particulièrement :
- chiffres exacts par Hôpital et par Service;
- évaluation des taux de croissance / diminution;
- origine du phénomène;
- évaluation de deux programmes pour la réduction des listes d’attente que des gouvernements antérieurs ont mis en place;
- analyse du programme actuel;
- flux des personnes en liste d’attente entre le SNS et les Privés.
Savoir faire mieux
Plus que les paroles et les promesses, plus qu’écrire ou théoriser, plus que dépenser de l’argent, ce qu’il faut c’est mieux faire. Il est urgent de reformuler le SNS, en nommant des gestionnaires compétents à tous les niveaux, depuis les Services Médicaux aux Administratifs, en exigeant organisation, discipline, responsabilité, récompenses pour ceux qui produisent mieux; développer le non-gaspillage et créer des dispositifs qui empêchent les abus, et les détournements; faire baisser les listes d’attente en chirurgie, consultations externes, moyens de diagnostique, hospitalisations, action sociale. Tout ceci dans des paramètres de temps qui ne créent pas de danger pour le bien-être ou la santé du malade, et que la souffrance ne vienne pas à augmenter, provoquée par la durée de l’attente.
Gestionnaires / Administrateurs
Nous savons qu’un gestionnaire / administrateur hospitalier bon et compétent, même s’il n’est pas médecin mais à qui l’autorité de tutelle donne les moyens et les pouvoirs essentiels à son action, aura nécessairement avec lui une bonne équipe et les réponses au Malade seront de qualité et satisfaisantes.
N’oublions pas que "la faiblesse humaine" peut toujours favoriser l’élection d’un gestionnaire / administrateur par "complaisance" ou "couleur politique".
Directeurs des Services Hospitaliers
Au niveau de l’organisation hospitalière, le Directeur des Services est, selon notre opinion, la pierre angulaire pour le bon fonctionnement de l’institution. Il devrait avoir la responsabilité de tous les moyens humains et matériels de ses Services. Un tel directeur devra avoir un profil de la plus haute compétence technique et une grande capacité de gestion, son recrutement devant obéir strictement à ces critères, avec une rémunération compatible avec son énorme responsabilité.
Des exemples à ne pas oublier : le Service de Chirurgie Cardiotoraxique des Hôpitaux de l’Université de Coimbra, dirigés par le prof. Manuel Antunes; et, en hommage posthume, les Services de Pédiatrie de l’Hôpital de São João, à Porto, pendant que fut son directeur, le prof. Norberto Teixeira dos Santos.
Exclusivité
Il est important de revoir les règlements hospitaliers (la législation) pour ce qui est du travail en exclusivité, en les rendant davantage efficaces, exigeants, contrôlés et, en conséquence, éloignés d’abus possibles.
Dépistages préventifs dans le SNS
Surveiller, anticiper, la santé du citoyen, spécialement au sein des populations pour lesquelles l’Organisation Mondiale de la Santé conseille des dépistages précoces, signifie "dépenser de l’argent" maintenant pour l’économiser dans un avenir prochain et maintenir le bien-être des citoyens. Le dépistage, à temps, du cancer, des maladies infectieuses... sont un exemple comme l’est la prévention saisonnière (allergies, grippes...). Un exemple / question : combien coûtent au SNS les infirmeries pleines à craquer de malades, spécialement de personnes âgées, que s’ils avaient été examinés à temps, on aurait évité qu’ils contractent ces maladies, certaines graves et même chroniques ?
Hôpitaux de convalescence (ou de recours)
Des "Hôpitels", dénomination proposée par le docteur Paulo Mendo, médecin et ancien ministre de la Santé.
Des personnes âgées se présentent de plus en plus dans les Hôpitaux centraux; pour des raison liées à leur âge, ces personnes ont besoin de davantage de temps de récupération. Après la stabilisation de leur maladie (ou accident) elles pourraient être transférées vers ces "Hôpitels", ou hôpitaux de convalescence, avec moins d’exigences médicales et donc avec un coût moindre et davantage d’humanisation, libérant ainsi l’Hôpital central pour les importantes fonctions qui lui reviennent.
Et incriminer (si besoin, il faut légiférer) qui abandonne dans un Hôpital un familier malade ou diminué, ascendant ou descendant ou de reconnue responsabilité.
Humanisation
L’humanisation est de plus en plus nécessaire. La Psychologie comme une vocation à être mise en pratique doit être de plus en plus enseignée à ceux qui se préparent à devenir un jour des professionnels de santé. Le traitement par "la thérapie de la parole" doit elle aussi être enseignée aux élèves pour qu’ils puissent l’utiliser, avec des résultats surprenants, dans l’exercice de leur métier.
Nous proposons d’inclure dans l’humanisation un événement qui, malgré son caractère dit normal, marque sensiblement les Professionnels de santé : la "mort de leur malade". Nous savons, ainsi, que pendant les moments qui précèdent la mort du malade, il existe des signes clairs que cet événement arrivera dans un bref délai et qu’ils sont très bien décelés par les Professionnels de santé qui vivent avec le malade qui va mourir; ces Professionnels devraient être autorisés à avertir, par téléphone (qui est normalement inscrit dans le dossier clinique) le familier, l’ami, le volontaire, pour qu’au chevet du moribond il y ait quelqu’un qui l’accompagne dans ses derniers moments de vie. Pour un Malade, surtout s’il a encore un peu de lucidité, la perception qu’il va mourir seul est source d’une grande souffrance intérieure difficile à décrire. Nous pouvons témoigner de cela, même quand le moribond est dit "dans le coma". Quand il est accompagné, sa Nature, dans ces derniers moments, va chercher à "l’inconnu" des forces de sérénité surprenantes que nous ignorons mais que l’on perçoit, même sur le visage, de cet être qui va rendre son dernier soupir.
Visite médicale à domicile
Il faut établir des protocoles, simples mais rigoureux, entre le SNS et les Médecins privés, sous contrôle stricte des Administrations Régionales de Santé (ARS) pour des consultations et conseils de malades alités occasionnellement ou pour cause de longue maladie.
Pour ce qui est des malades alités et avec des difficultés (même au sein de leur famille) à se faire soigner à tous les niveaux de la vie domestique, le travail accompli par quelques Municipalités locales, Paroisses et Croix Rouge... est, à tous les titres, remarquable. Il reviendrait, cependant, au ministère de la Santé, par les ARS, de développer et de soutenir ce travail, en récompensant ceux qui l’accomplissent le mieux.
Sur cette question il nous revient de faire quelques remarques :
Foyers pour des personnes alitées
Il y en a partout dans le pays, mais ils sont insuffisants. De ceux que nous connaissons, nous souhaitons faire remarquer, comme des exemples à suivre, l’un à Beire, Paredes, et l’autre à Carvalhido, Porto. Le premier, "O Calvário", appartient à "Obra do Gaiato", qui est dirigé par un prêtre (Père Baptista), aux qualités incomparables dans le contact direct avec les malades, dans le dévouement humble d’amour au prochain. Il s’agit d’un Foyer pour des malades inguérissables. L’autre appartient à la paroisse de Carvalhido, lui aussi pour des malades inguérissables et inspiré du premier.
Assurances
Les accidentés, accueillis par les urgences des Hôpitaux, sous la responsabilité des Compagnies d’assurances, devraient être transférés des Hôpitaux publics vers la tutelle directe de ces Compagnies (Hôpitaux privés), dès que le transfert ne met pas en danger la vie de l’accidenté. Quand cela n’est pas possible, les prix du protocole hospitalier devront prendre en compte une plus-value financière accentuée.
Informatisation du SNS
La Réforme de la Santé ne sera pas possible, dans le monde actuel, sans l’informatisation générale des SNS. Dans une première phase, tous les agents des Hôpitaux centraux devraient suivre une formation intensive et de qualité, adaptée aux fonctions des groupes de Professionnels qui y exercent leur métier. Une formation identique doit être donnée au personnel des ARS. Dans une deuxième phase , seraient inclus tous les autres Centres hospitaliers, Centres de Santé et autres.
N.B. - pourquoi ne pas soumettre à un referendum populaire, si besoin est, l’utilisation des données médicales informatisées (qui sont et seront toujours confidentielles), de manière à permettre à l’utilisateur-médecin (et à lui seul) de lire la fiche du malade à laquelle il veut accéder, sous la responsabilité du secret auquel il est soumis par serment ? Dans le cas d’un accident / urgence d’un malade fiché médicalement, quel avantage énorme pour les soins ? Étant donné qu’il s’agit d’un point très sensible mas d’un grand intérêt, pourquoi ne pas utiliser le même système, en ce qui concerne le recueil d’organes humains en cas de décès constaté ? (Celui qui s’y oppose, devra tout simplement le déclarer en lieu propre).
Régionaliser le SNS
Reformuler les ARS (en premier lieu, les Services Centraux du Ministère de la Santé lui-même), en s'être elinimant les vices que nous croyons accumulés le long des années, en évaluant les fonctions et la productivité de tous ceux qui y travaillent, depuis les cadres jusqu’aux fonctions les plus simples; s’il le faut en les orientant mieux ou alors en les formant professionnellement, en récompensant toujours celui qui se donne le plus dans le travail qui lui est demandé : rendre de bons services à la population . Il sont rémunérés par l’argent des contribuables.
Une fois réalisé ce travail, donner, alors, aux ARS des pouvoirs régionaux de libre décision, avec des budgets et des programmes de travail propres, créatifs et conformes à la dimension du secteur géographique et démographique, le tout intégré dans un Système d’évaluation centralisé au Ministère de la Santé, à Lisbonne.
Centres de Santé de l’intérieur du Continent, des Açores et de Madère
Vu qu’il y a, à l’intérieur du pays, des Centres de santé avec une faible capacité de réponse pour ce qui est des soins de santé, il serait bon de créer des Centres de Santé centraux ou régionaux (en immeubles déjà existants ou à construire), par exemple dans des chefs-lieux de canton, permettant ainsi la couverture en soins de santé des populations des villages voisins, restant à la charge de l’État les déplacements des malades qui devraient utiliser des transports pour les consultations, et ceci au travers d’accords établis avec les propriétaires des voitures. Ces payements pourraient être effectués par la délivrance de bons de transport à fournir par des Services compétents à définir.
Cette perspective centralisatrice aurait comme objectif libérer des Médecins et quelques infirmiers..., en leur offrant des incitations qui puissent réveiller en eux un intérêt certain pour cette centralisation.
Les Hôpitaux régionaux, tournant à bas régime, pourraient bénéficier de cette centralisation.
La Communication sociale aurait un rôle important, journaux locaux, radio et télévision, les paroisses, par la diffusion soignée et psychologiquement préparée auprès des populations locales.
Pour ce qui est des Centres de Santé déjà existants (locaux) sans médecins dans tant de villages, ils seraient utiles en tant que centres infirmiers, de renseignements et autres, en utilisant les ressources humaines qui resteraient sur place après la centralisation.
Les Centres de Santé qui fonctionnent déjà avec des médecins, qui donnent des réponses à temps et de qualité aux malades, devraient rester et être soutenus.
Dépistage médical avec des voitures équipées
A l’intérieur du Continent, aux Açores et à Madère, il y a des lieux-dits avec peu d’habitants et éloignés des centres urbains qui devraient être visités, périodiquement, par des équipes médicales, spécialisées dans les disciplines les plus habituelles, à fin de prévenir ou dépister des maladies, et ceci en lien étroit avec les Centres de Santé Régionaux. Il existe déjà un Décret de 1986, du temps de l’ancien ministre, Madame Leonor Beleza, qui parle de ce sujet. Cependant, il n’a jamais été mis en application.
Urgences hospitalières, dans les Hôpitaux centraux (grandes villes)
Il est de plus en plus fréquent que des personnes qui se sentent malades s’adressent aux Urgences hospitalières, n’utilisant pas les Centres de Santé de leur secteur de résidence ni les centres d’Accueil des Urgences. Les raisons sont diverses, spécialement parce qu’elles savent que dans les hôpitaux il y a des ressources que les Centres de santé ne peuvent pas offrir : médecins spécialistes, IRM, RX, analyses cliniques, etc...
La grande majorité de ces personnes ne comprennent pas qu’avec leur présence, elles peuvent asphyxier les Services des Urgences, portant ainsi préjudice à des malades qui y arrivent et qui demandent des soins en urgence. En même temps ces personnes fatiguent les Professionnels de santé dans l’exercice de leurs fonctions. Et combien de fois, ces malades qui attendent leur tour de passage au tri médical des urgences desespèrent et ont des attitudes qui peuvent aller, quoique rarement, à la violence.
Devant une tendance déjà normalisée et mémorisée chez une grande majorité des citoyens , il serait bon que ces cas considérés de non-urgence soient dirigés vers une zone hospitalière de consultation permanente, avec accueil par des Médecins généralistes, et où l’on ferait le diagnostic et l’orientation finale du malade, soit le renvoi du malade chez-lui, soit le passage aux urgences. L’Hôpital Général de "Santo António", à Porto, a commencé cette expérience quand le Docteur Luis de Carvalho était son directeur; elle a été, entretemps, abandonnée par d’autres responsables cliniques qui l’on remplacée par une autre méthode d’évaluation d’origine anglaise : le tri dit de Manchester... sauf que nous continuons à être Portugais.
Pour ce qui est des médecins généralistes nécessaires pour ce type d’action, certains pourraient être libérés et transférés des Centres de Santé périphériques, devant être ici mis en lumière que doivent être récompensées et reconnues par la Tutelle l’organisation, la discipline, l’assiduité, la compétence de celui qui travaille plus et donne plus .
Urgences hospitalières de Pédiatrie
L’enfant malade doit être toujours considéré comme une Urgence, et ceci jusqu’à ce que le diagnostic soit confirmé, obéissant toujours aux règles hospitalières.
Les Urgences hospitalières et le manque de médecins, spécialement des spécialistes
La formation d’un médecin est longue et celle d’un spécialiste peut aller jusqu’à 14 ans. Certains hôpitaux atteignent la rupture et certains n’arrivent pas, parfois, à donner une réponse adéquate aux spécialités exigées en urgence par les malades, étant alors décidé le transfert vers un autre hôpital. Et nous parlons ici d’Hôpitaux centraux.
Les urgences hospitalières sont normalement assurées par des médecins très jeunes, pleins de bonne volonté et d’esprit de service, mais il est évident qu’ils ne possèdent pas une grande pratique clinique. Nous ne pouvons pas oublier qu’une personne qui a recours aux Urgences d’un Hôpital, doit être vue par des Médecins d’expérience reconnue, puisque’il s’agit de la vie ou de l’incapacité physique du malade .
Actuellement les personnes qui ont recours aux Urgences hospitalières sont reçues par des équipes médicales, dans leur majorité des jeunes, en service presque toujours pendant 12 ou 24 heures, devant observer et accompagner qui a besoin de leurs services, qu’il soit riche ou pauvre, médecin ou l’un de leurs familiers. Et le vieux "coup de piston" peut, parfois, fonctionner. Toujours, cependant, sous le contrôle de l’expérience, de la compétence de l’équipe médicale en service ce jour-là. Il arrive, parfois, que d’illustres accidentés, arrivent aux urgences des polytraumatisés et ne soient pas reconnus à temps de faire fonctionner le "coup de piston". Ici on retrouve la justice de l’égalité...
Devant ce panorama et en attendant les nécessaires équipes médicales plus expérimentées en plus grand nombre (on attendra encore quelques années leur formation...), le Mouvement pour le Malade - MD appellera des Médecins (individuellement et par leurs Structures représentatives) qui ne sont plus obligés d’être aux Urgences, surtout parce qu’ils ont dépassé l’âge, qu’ils donnent du temps aux Urgences, en horaires compatibles avec leurs vies et en accord avec la Tutelle, dans un geste de gratuité qui fait appel au serment d’Hippocrate et dans la fidélité au noble exercice de leur métier. Aux infirmiers, en situation semblable, nous ferons le même appel.
MALADES : Droits et Devoirs
Nous sommes conscients que la société portugaise, en général et selon les régions, est riche en traditions mais pauvre en éducation. Nous réclamons facilement des Droits, mais nous oublions les Devoirs. Cette réalité est toujours présente quand un malade s’adresse aux Services et surtout aux Urgences hospitalières. S’il le pouvait, il passerait devant celui qui était déjà là à son arrivée. Certains vont aux Urgences le lundi matin pour pouvoir obtenir un certificat de consultation et pouvoir le présenter à leur employeur pour prouver leur absence au travail. Et si le médecin qui les accueille refuse le certificat... alors!... Il convient d’affirmer qu’il est de plus en plus nécessaire de parler aux Portugais des Devoirs, en employant tous les moyens psychologiquement utiles.
Enseignement universitaire
Récompenser les élèves considérés comme bons, mais surtout stimuler les élèves considérés comme exceptionnels, soutenant leur vocation. Un traitement similaire pour les enseignants.
Et pour ce qui est des recherches scientifiques, donner aux élèves exceptionnels tout ce dont ils ont besoin, à partir des rapports de leurs Professeurs spécifiques, qu’ils soient nationaux ou étrangers. Nous avons tant de "matière grise" non valorisée et on dépense si mal les ressources financières...
Médecines, dites, alternatives
Nous reconnaissons qu’elles sont utiles et qu’elles règlent par des moyens naturels et des exercices physiques certains problèmes de santé. On doit les utiliser, quand elles sont exercées par des professionnels de qualité technique reconnue. Nous proposons, cependant, que la reconnaissance de leur honorabilité et de leur capacité technique doit passer par l’Ordre des Médecins ou par une autre Autorité à désigner par le Ministère de la santé. Il ne faut pas oublier qu’un traitement prolongé au-delà du temps nécessaire, par un professionnel malhonnête, entraîne pour le malade une charge financière immorale.
Responsables politiques locaux
Nous leur demandons d’arrêter d’engager des travaux municipaux luxueux et qu’ils misent, plutôt, sur des travaux qui protègent la population des maladies, surtout le tout-à-l’égout et la distribution d’eau potable. Nous sommes un pays de faibles ressources économiques, certaines d’entre elles mal gérées ou détournées. Des milliers d’enfants et des adultes boivent l’eau de fontaines et de puits pollués, jouent avec des eaux polluées qui provoquent des maladies silencieuses devenant plus tard des maladies graves. La pollution de l’environnement atteint des valeurs très préoccupantes, provoquant des allergies, certaines irréversibles, des maladies chroniques. Et la pollution sonore ne doit pas être oubliée non plus...
Tribunaux
Nous appelons aux Magistrats qui appliquent les lois de ce pays pour que, connaissant la situation de morosité des procès dans les Tribunaux, exercent leur influence dans le sens d’un État de Droit, où la Justice soit appliquée de manière rapide. La réponse tardive des Tribunaux, devant le nombre anormal des procès, provoque des maladies graves, spécialement des maladies psychiatriques qui se traduisent, parfois, par la violence et des ruptures familiales. Sans oublier que ces maladies atteignent aussi ceux et celles qui travaillent dans les Tribunaux, y compris les Magistrats eux-mêmes.
Bureaucratie
On a beaucoup promis, parlé et écrit sur ce sujet, mais les défauts du vieil appareil de l’Etat continuent, sauf dans certains cas où , par un travail dévoué et personnel, on a réussi à répondre à la simplification de la machine de l’Etat. Il est nécessaire de former les responsables de l’appareil de l’Etat, en récompensant de manière visible ceux et celles qui donneront le meilleur exemple. En effet, la bureaucratie provoque parfois la corruption et l’usure maladive qui entraîne le besoin de prendre des sédatifs et provoque une perte de temps pour les citoyens.
Ainsi, ce pays où va-t-il ?
Sécurité du citoyen et de ses biens
De plus en plus le citoyen - l’enfant lui-même - craint la violence et cette réalité a été étudiée et débattue publiquement. Cette violence a provoqué et provoque des peurs, maladies nerveuses, hospitalisations, incapacités physiques et même des décès. L’action des autorités policières est souvent mise en cause, avec le fondement de l’utilisation de violences démesurées. Des enquêtes ont été ouvertes et des agents des forces de police ont été présentés aux Tribunaux. Même le parlement parle de ce problème et les parlementaires sont divisés. Le peuple s’inquiète et, dans les moments difficiles et d’angoisse, souhaite être entendu dans le cadre de la légalité démocratique. En démocratie il faut écouter le peuple, sans peur, par leurs représentants légaux : les députés. Nous mêmes, avant Avril 1974, nous avons souffert et avons vu souffrir dans la peau la violence des Autorités. Est-ce que nos Autorités agissent comme par le passé ? Qu’est-ce qu’il pense, le Peuple d’aujourd’hui ? Qui représente le peuple et qui le défend du manque de sécurité, de la violence ? Tous les politiques élus par ce Peuple ? La législation en vigueur n’a-t-elle pas besoin d’être mise à jour, offrant aux Magistrats des lois plus actualisées, plus sevères et plus respectueuses des droits et devoirs du peuple d’aujourd’hui et de demain ?
Promesses
Devant le programme de l’actuel gouvernement et, surtout, après l’annonce publique faite par le ministre de la Santé d’un programme pour le SNS et pour la réduction effective des Listes d’attente dans la santé, il est encore tôt pour juger l’efficacité des mesures annoncées.
L’envoi aux Privés des interventions chirurgicales que les Hôpitaux publics ne peuvent pas réaliser, est une perspective dont nous attendons l’évolution pendant le débat à l’Assemblée de la République de même que sur les nouvelles procédures de gestion hospitalière, prévues dans la Loi de Bases de la Santé. Toutefois nous proposons que ces mesures prennent appui sur des protocoles juridiquement consolidés et complets et qu’ils aient l’accord des Services Chirurgicaux d’où provient le malade; en effet, après l’intervention chirurgicale dans le Privé, le malade va, certainemment, retourner à l’Hôpital public d’origine, pour que sa sortie du milieu hospitalier soit décidée, ou alors pour qu’il continue sa convalescence, avec les traitements médicaux adéquats.
Nous rappelons qu’au temps de l’ancien ministre de la santé, Dr. Paulo Mendo, (en 1995), malgré un courageux programme de réduction des Listes d’Attente en chirurgie (PERLE), on aurait décelé des abus contre la pensée de l’auteur du programme.
Nous proposons encore que l’on prenne des précautions contre d’éventuelles situations de promiscuité entre Hôpitaux publics et Établissements privés.


En conclusion
Nous souhaitons encourager tous les intervenants du Système National de Santé, spécialement les Politiques, à ce qu’ils assument les responsabilités qui sont les leurs, de trouver à court terme des solutions pour une Réforme efficace de la Santé, oubliant des victoires personnelles ou partisanes.
Nous croyons que les vainqueurs seront l’Intelligence, la Sagesse, l’Honnêteté, la Bonté, bref, la Démocratie au service du Bon Peuple Portugais.
Et n’oublions pas la même urgence des autres Réformes dont nous avons parlé ci-dessus.


A Porto, MD, Juillet 2002.